Présentation

Je suis un Homme

 
Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.

Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Moi je tourne en rond, je tourne en rond


Zazie - Totem (2007)
 

Schengen

Je suis parti d'un bout du monde
J'étais trop grand pour me courber
Parmi les nuages de poussière
Juste au bord de la terre
Et j'ai marché le long des routes
Le ventre à l'air dans le ruisseau
Et même que le vent nous écoute
Et la pluie va tomber bientôt

Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis mille ans

Tellement de nuits sous la paupière
Tellement de forêts abattues
Même sous la mitraille et le fer
Moi je leur ai rien vendu
Et que même dans l'espace Shengen
Ils ont pas voulu de ma peau

Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis mille ans

C'est pas la croix pas la manière
Et puis la terre on y revient
Moi j'ai un orgue de barbarie
Et je vais pourrir leur pays
C'est pas avec la bombe atomique
C'est pas avec le tour de France
Qu'ils me mettront de leur côté
Quand j'aurai fini ma croissance

Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis mille ans 

Raphaël - "Caravane" 2005

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Dimanche 25 mai 2008
Depuis 2 jours, je me pose sérieusement la question de la raison d'être (à l'heure actuelle) de ce blog...

Tout d'abord, j'y écris (très) peu (148 articles en 3 ans)... donc quel est l'intérêt d'un blog sur lequel il ne se passe rien (ou presque) ?

Et puis, il comporte tellement de mes lourds déboires sentimentaux passés que ça me gêne presque... Comment avancer si l'on traine derrière soi ses vieilles casseroles qui nous rappellent, à chaque cliqueti, le passé ?
D'ailleurs, si j'écris peu, c'est aussi parce que ce blog est le témoin écrit de ces casserolles... (bon c'est aussi parce que je ne prends pas le temps de le faire... mais souvent c'est que l'envie m'en manque aussi ! et ce manque d'envie vient en partie des casseroles...!)

De plus, l'homme qui partage désormais ma (petite) vie, (on t'appelera K. pour conserver ton anonymat, mon amour, si tu veux bien ?) connait depuis longtemps l'existence de ce blog... ce qui n'était pas gênant en soit, tant que l'on n'était pas plus intimes que des amis ne le sont...
Non pas que j'ai des choses à cacher, puisque de toute façon les articles ont déjà été lus... Mais n'est-ce pas gênant d'avoir accès à certains détails de la vie sentimentale passée de son/sa chéri(e) ? Psychologiquement parlant, je trouve que c'est limite dérangeant en fait... Bien que je sois de nature très curieuse, j'avoue que parler de ses ex avec le mec pour lequel j'ai des sentiments, ne m'a jamais bien enchanté...(à moins que ça soit pour dire des méchancetés dessus! lol). Donc j'imagine assez bien que la réciproque est surement valable !


Donc voilà... je me pose un peu la question de : est-ce que tout ça est bien sain ? pour moi & pour lui ?
Qu'est-ce qui serait le mieux : tout arrêter ? pour éventuellement recommencer un autre blog tout neuf (ou pas) ?
ou continuer ? en éventuellement virant certains articles (ou pas) ?



Je suis preneuse de tous commentaires, mes chers lecteurs (s'il y en a encore ! parce que si vous n'êtes même plus là, la question du blog ne se pose même plus ! lol)...



PS: J'ai publié un album avec quelques une de mes photos faites en Corse, lors de mes 3 semaines passées chez K., si ça vous intéresse cliquez sur l'album Corsica dans la colonne de droite.
par Luna publié dans : Pensées
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Mardi 6 novembre 2007
En ce moment, je suis triste parce que j'ai vraiment l'impression d'être "rejetée" ou du moins mise au placard les weekends par mon homme... Alors soit je n'y comprend plus rien aux hommes (d'ailleurs peut-être que je n'y ai jamais rien compris d'ailleurs), soit mon cher et tendre s'était montré plus tendre qu'il ne l'est en réalité pour se mettre à son avantage, et voici que son mauvais côté ressors !

Commençons par le commencement, pour ceux qui n'ont pas suivit (il faut dire que je ne me suis pas étendue sur le sujet depuis quelques mois).
Depuis le 14 mai, je vivais une parfaite idylle avec lui : pas d'engueulade ou presque (juste des petites remises en place de temps en temps, mais rien de bien grave).
Les "ennuis" ont réellement commencés mi-octobre ! Gros mois pour tous les 2 ! Moi, je bossais pas mal la semaine avec des horaires décalés (alors que d'habitude je passais souvent 1 ou 2 soirée avec lui en semaine). Lui, beaucoup de pression, des personnes absentes non remplacées et donc forcément beaucoup + de boulot pour lui ! Pas de reconnaissance de la part de ses supérieurs (alors qu'il a eu les meilleurs résultats de son groupe), donc ras le bol niveau boulot ! Ajoutez à cela, des problèmes financiers et des weekends prévus à droite à gauche...
Si vous avez bien suivis, vous devriez donc en déduire, que nous n'avions pas beaucoup de possibilités pour nous voir en Octobre (moi occupée en semaine, lui pas là les weekends !)... Ceci est donc le 1er élément (déclencheur ?).
Donc lui n'avait pas le moral depuis quelques temps à cause du boulot (2e élément déclencheur?)... moi l'écoutant et essayant de le rassurer...!
Le 19 octobre, il devait prendre l'eurostar pour aller voir un ami à Londres pour le weekend... Mais souvenez vous de l'actualité de cette semaine... ! Le divorce de N.S et C.S ! NONNN ça c'était uniquement pour faire oublier la vraie actualité : la grève à la SNCF !
Qui dit grève, dit pas de train, et grosse galère, donc il a préférer rester ici !
Moi toute contente, on va pouvoir avoir un weekend ensemble ! Il se renseigne auprès de ses potes pour voir s'ils avaient prévus quelque chose, histoire de pas faire un weekend complètement lose ! Bingo, soirée gala le samedi, il me dit qu'il a demandé s'il y avait de la place pour nous 2... c'était OK ! "C'est trop gentil, t'es un amour..." lui disais-je après cette annonce.
On parle pour voir comment on s'organise, problème il nous faudra forcément prendre la voiture pour rentrer, donc l'un de nous ne doit pas boire...! Il me dit "comme c'est mes potes, c'est logique que je boive un coup avec eux, donc c'est toi qui boit pas"
Sur le fond, il n'avait pas tord, mais ça me faisait un peu chier quand même... Et là en 1/4 de seconde mon cerveau pense "mais non, puisque c'est ses potes, il s'amusera forcément, donc ça serait + logique que ça soit moi qui boive pour ne pas m'ennuyer !" (d'autant + que j'ai déjà eu des mauvaises expériences où j'ai servie à conduire alors que les autres dont mon copain étaient bourrés et moi je m'étais fait chier comme un rat mort !)... Ma langue fourche et je lui dis tout ça... Evidemment, je n'étais pas vraiment sérieuse, et ça ne m'aurait pas réellement gêné de conduire...
Sauf que lui l'a pris au 1er degré... et nous voilà embringué dans une histoire de fou à argumenter chacun, et finalement à s'engueuler...! (détonateur ?)
La décision finale, c'est lui qui la prise, à mon grand désespoir : il irait à la soirée avec ses potes, sans moi !
J'ai eu beau m'excuser, argumenter qu'en fait je m'en foutais, pleurer... Même en s'étant réconcilié, rien à faire évidemment ! "ça me fera du bien de passer une soirée avec mes potes".
Nous passâmes donc chacun la soirée de notre côté...!
De mon côté RAS, mis à part que j'avais bien trop bu pour conduire légalement... Mais j'avais pas bu tant qu'ça quand même hein ! (la preuve j'ai conduis pour rentrer chez moi et j'suis toujours là ! bref).
De son côté, de ce qu'il m'en a dit sur le coup, pas grand chose non plus, soirée sympa, il s'est amusé à coacher un ami pour la drague... voilà en gros.
Après on s'est vu, tout semblait allé bien de nouveau !

Weekend suivant, nous nous voyons le vendredi soir et passons la journée du samedi ensemble, rejoins par un pote à lui pour aller voir des matchs du grand prix de tennis de Lyon. Fin d'après midi, il me dépose car il doit partir à Dijon pour une journée séminaire du boulot (renforcement de l'esprit de groupe en leur faisant faire des activités sportives). Dimanche après midi, il m'appelle pour me dire qu'il rentre chez lui, qu'il était content de sa journée etc...
Je me couche sereine !

Lundi 29, tout bascule... Il m'appelle : "ça va?
Moi : - oui et toi?
Lui : - oui, donc c'est bon je fais bien le pont vendredi...
- c'est cool...
- par contre ce que je vais te dire ne va pas te plaire...
- ...... heu, ah bon ? (imagine le pire) qu'est-ce qu'il y a ? Dis le moi !
- J'viendrais te voir mercredi soir après le boulot (sous entendu pas tôt) comme prévu. On passera la journée de jeudi ensemble, et le soir je partirais voir mes potes sur Lyon, faire la fête...
- ..... Mais tu les vois déjà tout samedi ! vous allez à un mariage, vous allez faire la fête toute la nuit...!
- ..... Non, le mariage, y'aura plein de monde, on va pas faire vraiment la fête et puis on a prévu jeudi soir...!
- .....
- Si ça te convient pas, dis le moi !
- Evidemment que ça ne me convient pas ! Tu sais que je suis toute seule cette semaine, et tu m'annonces que tu fais le pont mais que tu ne passera même pas 24h avec moi, pour aller faire la teuf avec tes potes ?!!! Mais qu'est ce que tu veux que je fasse ? j'vais pas t'en empêcher de toute façon !! Je pensais juste que tu aurais pu voir tes potes et faire la fête avec eux vendredi soir... pour qu'on soit ensemble au moins 2 jours sur les 4...
- j'te rappelle y'a du monde (à l'agence)
- Ouai... ok, si tu veux"
[...]
"Oui c'est moi...
Moi : - .... ouai....
Lui : -.......
 -......
- si ça te convient pas, c'est peut-être, que ça va pas, qu'il faut qu'on se voit moins...
- ...... On s'est presque pas vu depuis 1 mois ! On a fait que ce croiser ! C'est peut-être parce qu'on se voit pas assez que ça merde...?!
 - Ouai peut-être, mais je sais pas ce que j'ai en ce moment, je doute...
 - ....
- je ne sais pas si je suis prêt à faire des concessions pour un couple ! Je sais pas où je serais dans 6 mois, ni ce que je ferais... !
- .... ?
- J'me pose plein de questions en ce moment... J'ai l'impression de loupé plein de choses, plein de soirées avec mes potes... J'sais pas si j'ai envie de faire des concessions [...] J'ai peur de perdre ma liberté ! [...] tu vois l'autre soir quand je coachais mon pote pour les nanas, j'aimais bien ça, et je me demande si j'aimais ça parce qu'une partie de moi aurait bien voulu draguer...! J'ai l'impression d'éprouver des tentations en ce moment... Y'a quelques mois, ça ne me serait jamais venu à l'idée...
- ....
(essaye de mettre au clair ses idées) mais c'est normal d'éprouver des tentations, et d'avoir des pseudo envie de drague ! Tout le monde aime plaire ! C'est pas pour ça que ça signifie quelques chose...
- Ouai, mais tu vois, pour tout te dire, y'a une nana qui m'a appelée... C'était une nana que j'avais rencontré y'a 8 mois quelque chose comme ça... Elle m'a relancé ! Et bien y'a quelques mois, je sais pertinament quel discours je lui aurais tenue : que je suis avec quelqu'un et je l'aurais remballé...parce que j'étais sur de ce que j'éprouvais, c'était fort, j'étais bien avec toi ! Et là...bin j'en suis plus aussi sur...
- .......
- si tu veux, je lui ai tenu à peu près ce discours... mais j'en étais pas tout à fait convaincu...
- ......
- j'ai envie envie de choses futiles en ce moment : sortir avec mes potes, me bourrer la gueule... voir draguer... j'en sais rien...!
- Tu sais, on a tous des périodes où on va pas bien et où on pense que tout changer et faire ce genre de choses, ça va être super... Sauf qu'il faut voir ce que ça apporte sur le long terme : rien ! Les choses futiles, elles ne te font pas avancer... Tu sors, tu te bourres la gueule, tu dragues, sur le coup t'es content.... mais le lendemain qu'est-ce qu'il t'en reste ? rien (ou une bonne gueule de bois). donc tu remets ça le weekend d'après, avec le même constat, donc tu décides de recommencer chaque weekends... Il se passe 1 an ou plus, avant que tu te rendes compte que finalement tu en es toujours au même point ! et que ça n'a absolument rien résolu dans ta vie !

Bref, voilà en gros le genres de propos auxquels j'ai du faire face ! (et encore je vous épargne le paragraphe sur les couples libres ! parce que ça serait trop long et qu'il sait même pas pourquoi il a parlé de ça, parce qu'il serait bien incapable de me voir avec un autre !).


Je ne sais pas exactement ce qui a provoqué cette crise ! Lui non plus n'a pas su (ou voulu) me le dire ! Certains m'ont parlé de la "crise des 6 mois"... dans quelques jours, ça fera effectivement 6 mois... peut-être prend-il conscience que ça devient sérieux ?
Toujours est-il que j'ai réussi, a gérer et à trouver les bons arguments et le bon ton pour lui dire ce qu'il fallait... ce qu'il avait envie d'entendre peut-être pour être rassuré...!

Mais tout n'est pas rose pour autant, le weekend c'est tout de même déroulé comme il l'avait prévu...! et voilà qu'aujourd'hui, il vient de m'annoncer que le prochain était encore réservé aux copains pour aider à retapisser l'appart (+soirée le samedi)... et il a ajouté : "Luna, prévoit ton weekend !" sous-entendu, ne compte pas sur ma présence...!

J'espère que ce n'est qu'une passade... et que ce n'est qu'une question de temps (et de patience pour moi) pour qu'il reprenne ses esprits et redevienne le chéri si adorable que j'ai connu...

:-(
par Luna publié dans : Pensées
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Mardi 30 octobre 2007
Comme disais Zazie dans une chanson : "On n'écrit pas qu'on manque de rien, qu'on est heureux, que tout va bien...", voilà pourquoi je n'écrivais pas...!
par Luna publié dans : Pensées
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Dimanche 20 mai 2007
Réfutations
un film de Thomas Lacoste

« 26 avril 2007 (entre les deux tours) : Seize chercheurs et militants, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, dont il y a fort à parier que la pertinence soit d'actualité pendant quelques années. A voir d'urgence... »


REFUTATIONS 1
envoyé par lautrecampagne


Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris.

Un film de Thomas Lacoste avec la participation de Jeanne Balibar, Monique Chemillier-Gendreau, Anne Debrégeas, Eric Fassin, Hélène Franco, Susan George, Nacira Guénif-Souilamas, Thomas Heams, Michel Husson, Bruno Julliard, Christian Lehmann, Richard Moyon, Thomas Piketty, Emmanuel Terray, Louis-Georges Tin et Alain Trautmann.

Et le soutiens de Alterdoc, Bastamag.org, Charlie Hebdo, Confluences, Editions La découverte, Les Inrocks, L’humanité, Le Passant Ordinaire, Marianne, Politis, Mouvements, Regards, Témoignage chrétien, Vacarme.
par Luna publié dans : Pensées
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Jeudi 17 mai 2007

http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/petite_leon_de_.html#more

Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices 06/05/2007, Libération.fr

Les pervers narcissiques n’éprouvent aucun respect pour les autres, qu’ils considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d’autorité, ou servant leurs intérêts. Il font des promesses qu’il ne tiendront pas, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun... Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils n’admettent aucune remise en cause et aucun reproche.

Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres
. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui.

Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s’empare d’eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d’obtenir une revanche. Ce n’est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c’est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance. Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.

Souvent, le pervers narcissique est quelqu’un qui n’a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l’illusion d’exister.

Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras armé d’un de leurs parents, les pervers n’ont pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d’autres qu’eux ont pour y parvenir. Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu’on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui est, pour l’autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.

Le déni (de leurs défauts, de l’autre) leur permet de « s’aimer » (et de s’aimer toujours plus). Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur, sur ce qu’ils sont réellement. A certains moments, ils finissent par croire à leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un « comédien né ». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature. Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé. Il donne le plus souvent l’image d’une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais. Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité. Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retors, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin. A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l’amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais). Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d’y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d’allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

Situations cliniques :
- Le déni : « La France n’a jamais commis de génocide », en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le remarquable travail de mémoire accompli par son prédécesseur).
- La diffamation sans y toucher : « ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme.
- Frapper l’autre d’inexistence pour le mépriser et le déstabiliser : je ne regarde pas mon adversaire au cours d’un débat, je dis « elle » en regardant un témoin.
- La jouissance du sous-entendu : « Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». Ce qu’on pense tout bas, ce n’est en général pas très beau, et justement, on ne le dit pas. Ou « en France, on ne peut pas dire les choses » : par exemple, les nègres nous emmerdent, foutons les dehors…
- Provoquer la sidération et l’adhésion de l’entourage en le confrontant à l’horreur absolue : par exemple parler longuement du calvaire de la mère de Sohane pour faire passer une loi sur la récidive.
- Etre mégalomane, ne pas supporter le moindre accro à sa propre image : faire virer un grand patron de presse pour avoir été montré sous les traits ridicules du cocu.
- Enfance : venger une mère abandonnée qu’on ne quitte qu’à l’âge de 28 ans.
- Amour de la traîtrise : prendre pour porte-parole celui qui a trahi et calomnié son propre camp…

Mais vous avez sûrement en tête d’autres situations…

Allez, bonne continuation.

Serge Hefez
par Luna publié dans : Pensées
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Jeudi 16 novembre 2006

Juste un petit message pour dire qu'aujourd'hui je suis triste et révoltée contre une vie souvent trop injuste...

Je reviens de l'enterrement de la mère d'une amie d'enfance...
Une amie d'enfance avec qui j'ai certes perdu contact depuis fort longtemps (malgré le fait qu'elle n'habitait qu'à quelques minutes de chez moi), mais une amie d'enfance quand même avec qui j'avais partagé mes jeux d'enfants.

Sa mère m'avait souvent gardé ou ramené de l'école... Une femme très gentille et généreuse qui disparait trop tôt et trop brusquement pour ceux qui l'entourait. 52 ans, elle avait appris il y a seulement quelques semaines qu'elle avait un cancer généralisé... Elle est décédée d'une embolie pulmonaire, quelque minutes seulement après que son mari et sa fille la quittent, rassurés de la voir plutôt en forme ! Elle laisse derrière elle, 3 filles à l'aube de leur vie d'adulte et dont elle n'aura pas la joie de connaître les enfants.

Son mari puis ses 3 filles lui ont rendu un superbe hommage, en ayant la force et le courage de prononcer un texte lors de la messe, seulement 4 jours après sa disparition... Boulversant !


Je n'avais plus de contact avec eux depuis des années, mais cette disparition prématuré m'a boulversée, après tout ça pourrait être moi dans cette situation. Je pense à elles, qui n'ont plus leur maman... J'entends encore leurs pleurs résonner dans l'église, cette souffrance qui me noue la gorge et qui me fait remonter les larmes aux yeux...

Faites que je sois dans leur situation le plus tard possible... car vraiment c'était insoutenable !

par Luna publié dans : Pensées
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Mardi 15 août 2006

Comme je l'ai dis dans mon post précédant, j'ai eu l'occasion de voir mon "copain" hier à la plage...

J'arrêtais pas d'y penser, j'avais envie de le voir, et pourtant lorsque je l'ai vu, j'ai été comme déçue ! Peut-être que je m'étais trop emballée, que j'avais trop idéalisé la chose...

Il faut dire que les conditions n'étaient pas optimales :
Vu que c'est tout neuf, je n'avais dis à personne que je devais rejoindre un copain, du coup je stressais qu'ils se demandent tous où j'étais partie, ou qu'ils me voient (je sais c'est débile !). Du coup, je regardais tout autour de moi presque constament...
En plus, les portables captaient pas sur la plage... super pratique pour se retrouver sur une plage blindé de monde ! Obligée de sortir de la plage pour voir si je n'avais pas un message ou pour essayer d'appeler ! Et c'est carrément chiant d'attendre plantée en maillot le téléphone à la main à l'entrée de la plage en plein canniard ! (oui parce que pour être discrète, j'étais partie en planquant mon tel ds ma main, pour faire style que j'allais à l'eau, ou que je me baladais)!!
Ensuite, on était venu sur cette plage spécialement car c'était là que ma cousine est en vacances, et comme on la voit pas souvent, on était là pour la voir... Et moi, je n'arrêtais pas de me barrer toujours au mauvais moment, je me sentais trop mal ! J'avais trop peur de me prendre une reflexion dans la tête comme quoi j'étais impolie... (ce qui n'est pas faux sur ce coup là !).
Enfin, on avait aucun endroit où se poser, et rester plantés dans le sable debout, c'est pas le top !

Après il y a eu la ptite déception de le voir pas trop arrangé, du coup moins mignon que l'autre fois... Et puis, cette sorte de peur... de faire les choses ! Peur de me montrer caline, peur d'avancer dans la relation alors qu'on se connait à peine, peur de me montrer tout court sûrement, peur d'être avec quelqu'un après presque 2 ans de célibat, peur d'éprouver à nouveaux des sentiments pour quelqu'un je pense aussi, peur de me lancer dans une nouvelle histoire dont l'avenir est incertain...

Tout ça ajouté, fait que j'étais stressée, un peu distante, un peu froide... bien sur j'ai sortie quelques blagues à 2 balles pour détendre l'atmosphère ou plutôt moi-même, car il était content lui de me voir (il me l'a même dit), il a fait quelques tentatives pour me prendre dans ses bras, mais voyant que le mouvement réciproque ne suivait pas trop, il n'a pas trop insisté... Pourtant, je ne rêve que de ça ! Et le cadre était idéal : on était en vacances, avec l'océan à nos pieds qui s'étendait à perte de vue... C'était super beau, mais non j'ai fais la "difficile"...

Je ne sais que penser, est-ce que je suis devenue trop exigente ? trop idéaliste ? trop égoïste ? Ou est-ce qu'il me faut juste un peu de temps pour réapprendre à être avec quelqu'un ? pour m'adapter à cette nouvelle situation ? ...

par Luna publié dans : Pensées
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Dimanche 5 mars 2006

Vous m'avez peut-être déjà entendu dire "Moi j'préfère rester toute seule", comme notre chère chanteuse Lorie ! Ce n’est pas tout à fait faux, je préfère être seule que mal accompagnée, mais depuis quelques semaines, j'ai un petit coup de blues par rapport à ma solitude célibatairesque... !

 

Je commence effectivement à trouver le temps long... plus d'un an ! Comme ces derniers temps j'avais plein de soucis à m'occuper avant, je me disais qu'il fallait que je règle tout mon bordel avant de penser à ça ! Et comme je croyais que ça allait me prendre du temps de trouver un boulot, je me disais que ce n’était pas pour tout de suite !
Et puis, finalement, j'ai trouvé un boulot, j'ai réglé les plus gros problèmes... et me voilà, à repenser que je suis toute seule depuis longtemps... trop longtemps ! Même les petites "aventures" avec mon barman ne m'amusent plus* ! J'ai envie d'une relation sincère, de vrais câlins où on me prendrait dans ses bras, de l'attention, des mots rassurants et doux... bref un peu d'amour (dans ce mon de brutes) !

 

Oui, peut-être que j'en demande trop et que je suis une éternelle insatisfaite ! Je viens de trouver du boulot et je voudrais aussi, en même temps, trouver l'Amour... Oui c'est beaucoup demander, mais bon des fois j'aimerai avoir quelqu'un à qui penser, quelqu'un à appeler quand je me sens seule, quelqu'un avec qui passer quelques instants plutôt que d'écrire des articles sur mon blog...
Même si je n'ai pas envie de me prendre la tête et qu'on me prenne la tête, ça me manque de plus être avec quelqu'un... Et puis, ça doit bien se trouver quelque part un mec qui ne me prendrait pas la tête (et qui serait gentil, sympa, beau, intelligent, drôle, attentionné, suffisamment indépendant pour me laisser respirer mais pas trop pour qu'il ait envie de me voir...)! C'est trop demander vous croyez ???

 


 

 

*petite parenthèse à ce sujet (il m'a recontacté la semaine dernière, me demandant si j'étais sur Lyon ! Apparemment, lui a cassé avec sa copine, et donc j'ai été invité à aller boire un café chez lui...)

par Luna publié dans : Pensées
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Mardi 14 février 2006

Tout le monde le sais, aujourd'hui c'est la soit-disant fête des amoureux, la St Valentin !

Bref, et ce soir est justement le soir que j'ai choisi pour commencer quelques rangements afin de pouvoir ranger mon bordel ramené de Vallauris !

Je range mon bureau, les courriers (là où j'entasse toutes les lettres, cartes postales, prospectus que je garde et d'autres conneries) et là pouf pouf, je tombe sur un vieille lettre de Schyzo, d'il y a plus de 3 ans... Alors que j'étais exilée en Irlande. Je la relis sachant parfaitement ce qu'elle contient, pas grand chose de transcendant, des nouvelles plutôt banales et là je m'aperçois qu'il se la pètait grave quand même ! Quel naze...! La seule petite phrase qui aurait encore pu m'émouvoir, n'a fait que m'éfleurer "tu es a un millier de kilomètres et tu me manques"... de toute façon, à cette époque on était pas du tout ensemble, donc pour moi c'était juste un manque amical ! J'ai jeté la lettre sans trop de regrets !

Mais là, le sort s'acharne sur moi, je tombe sur des photos...!! purée, c'est pas vrai !! Sûrement les seules photos que l'on ait de tous les deux... Là j'ai pas trop su quoi faire... J'ai fini par les ranger, cachées derrière tout un tas de trucs... C'est naze que ça soit tombé aujourd'hui ! Je viens juste de faire le rapprochement... et en plus, autre nouvelle de fou, ça y'est ça fait plus d'un an que je suis célibataire pour de vrai... pfiouu c'est long

par Luna publié dans : Pensées
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Dimanche 22 janvier 2006

Il avait raison le monsieur de l'entretien : je n'ai pas confiance en moi !

Je viens de passer à côté de l'occasion de sympatiser avec un charmant jeune homme, tout simplement parce que je n'ai pas osé lui parler et que j'espèrais qu'il allait le faire ! Mes regards prolongés ont bien été remarqué... il a ensuite fait de même, mais à partir de là quand nos regards se croisaient au bout de quelques secondes je détournais le mien...! Bordel de quoi j'ai peur ?? il allait pas me manger !

En fait, je ne savais pas quoi dire et j'ai eu peur de passer pour une naze...! Je n'avais pas l'heure et lui une jolie montre, mais je me suis dis que c'était trop bateau et ringard de faire style de demander l'heure pour parler (même si j'avais envie de savoir effectivement l'heure) ! Mais tout le temps du retour et encore maintenant (au lieu d'aller me coucher) j'y repense et je m'en veux de n'avoir pas même essayer ! ça ne m'aurait rien coûté !!! Au pire de cas, il m'aurait envoyé chier et je ne l'aurais jamais revu !

Je m'en veux grave ! Je me dis que parfois je suis vraiment trop naze !! Je m'énerve de pas arriver à me lancer ! Voilà j'ai même plus sommeil pour le coup, et je vais pas arrêter d'y penser et je vais pas dormir ! pffff... Quelqu'un a-t-il une solution pour arriver à prendre confiance en soi et à aller vers les autres ??

par Luna publié dans : Pensées
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